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14 novembre 2005

Tunisie SMSI

Sommet mondial sur la société de l’information en Tunisie
En débat, la gouvernance d’Internet

lundi 14 novembre 2005
La Tunisie accueille, du 16 au 18 novembre, la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI). Y sont mis en exergue, la gouvernance d’Internet et ses mécanismes du financement. A Genève (Suisse), en décembre 2003, la première phase du Sommet a permis à 175 Etats d’apporter un appui politique à la Déclaration de principes et au Plan d’action du SMSI. Le sommet de Tunis doit concrétiser les politiques de démocratisation de l’information institutionnalisées en 2003.

Par Morad Ouasti

Tunis accueille le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), du 16 au 18 novembre. Cette deuxième phase du Sommet doit mettre en œuvre un Plan d’action mis sur pied lors de la première phase à Genève (Suisse), du 10 au 12 décembre 2003. La deuxième partie du Sommet doit poser, de manière forte, le problème de la gouvernance d’Internet et des mécanismes de financements, des thématiques qui avaient été contournés à Genève.

La révolution numérique, liée aux progrès des technologies de l’information et de la communication (TIC), modifie foncièrement les rapports psychologiques et socio-économiques. Elle permet de passer à une phase d’innovation en matière de savoir, d’éducation et de diffusion de l’information. Elle ouvre de nouvelles voies à la gestion interne des Etats et à la coopération internationale humanitaire et environnementale.

Mainmise américaine

Paradoxalement, alors que la révolution numérique fait émerger un village planétaire, une large frange de la population mondiale est en marge du développement des TIC. Un fossé se creuse entre la connaissance et l’ignorance en même temps que croît l’écart entre les pauvres et les riches. La communauté internationale doit réagir, c’est pourquoi la deuxième phase du SMSI, organisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT), doit poser les vrais problèmes et proposer les solutions adéquates malgré l’hostilité des Etats-Unis qui n’entendent pas partager la Toile.

L’universalisme d’Internet est l’objet d’âpres discussions. Les différents acteurs internationaux souhaitent qu’Internet, produit américain, financé par des fonds publics au départ puis par des fonds privés, ne soit plus sous tutelle étatsunienne. L’Icann*, placé sous la tutelle du Département américain du Commerce, donne la capacité aux Etats-Unis de paralyser à tout moment l’ensemble des connexions Internet et de couper l’accès à tous les sites de la planète.

La Tunisie et la liberté d’expression

L’Europe est consciente du danger que représente la main mise des Etats-Unis sur Internet, à l’heure où la communication, qui est un outil stratégique essentiel, ainsi que l’économie virtuelle s’imposent dans un monde globalisé. Bruxelles pense que le contrôle de Washington sur le réseau des réseaux est injustifié. D’autres partagent le même avis : le Brésil, l’Inde, la Chine, l’Iran. Les Etats-Unis restent intransigeants, craignant que des pays non démocratiques portent atteintes à la liberté d’expression.

L’idée de ce Sommet est née dans le Minnesota aux Etats-Unis, pays hostile à la démocratisation du Net. Il est piloté par le secrétaire général de l’UIT, Yoshio Utsumi, d’origine japonaise et formé en partie à l’école américaine. Au-delà des débats, une question se pose sur la valeur symbolique de la tenue du Sommet en Tunisie, où la violation de la liberté d’expression est monnaie courante et où de graves atteintes au respect des droits de l’Homme sont souvent relevés par des organismes internationaux.

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12 novembre 2005

Sénégal agriculture

Sénégal : juguler l’émigration par l’agriculture
Un programme agricole pour retenir sa population

jeudi 10 novembre 2005
Le Sénégal a inauguré un programme de réinsertion des émigrés refoulés du Maroc, en investissant 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) dans le secteur agricole. Il espère par la même occasion dissuader les candidats potentiels à l’émigration en leur promettant un avenir, chez eux, au Sénégal.

Par Morad Ouasti

L’agriculture pour lutter contre l’émigration. Le Président Wade vient de lancer le programme "Retour des Emigrés Vers l’Agriculture" (REVA), un plan de réinsertion proposant aux émigrés refoulés du Maroc ces dernières semaines, ainsi qu’aux candidats potentiels à l’émigration, une issue socio-économique dans le secteur agricole. Le gouvernement sénégalais a investi 3,5 milliards de francs CFA (5 336 000 euros). Dans un premier temps, les fonds serviront à couvrir les frais d’installation des bénéficiaires et la commercialisation de leur production pendant six mois. Certaines voix du monde paysan se montrent toutefois dubitatives quant au succès de l’entreprise.

Mohamed Elimane, conseiller en communication du ministre sénégalais de l’Agriculture Habib Sy qui préside le projet, explique que l’initiative est une alternative socio-économique au « rêve européen », auquel aspirent nombre de Sénégalais. une initiative qui entend éviter de nouvelles déconvenues et des traitements indignes des ressortissants sénégalais de la part de certains Etats. « Nous allons le faire avec nos propres moyens pour montrer que nous avons une politique très claire pour retenir nos émigrés », a déclaré à Wal Fadjri le ministre. Si une enveloppe de 3,5 milliards de francs CFA sur fonds propres est effectivement dégagée par l’Etat, Mohamed Elimane a confié à Afrik que les 2/3 de l’aide au programme REVA - soit 10 millions de dollars - parviennent des lignes de crédit du programme indien « Team 9 » (coopération économique entre l’Inde et 8 pays africains dont le Sénégal).

Grogne des syndicats agricoles

Encadrés par des coopérants français, les agriculteurs sénégalais cultiveront des produits traditionnels, arachide, maïs, coton, niébé (sorte d’haricot), mil, pastèque, mais aussi le tournesol. Le Sénégal, grâce notamment à la production de manioc, pourrait se positionner confortablement sur le marché, car depuis l’épidémie de la vache folle les agriculteurs européens préfèrent nourrir leurs bovins avec de la farine de manioc. « Nous espérons aussi produire, cerises, melons et mangues. Le programme REVA contribue à la diversification de l’agriculture », indique M. Elimane. Les produits sénégalais seront surtout destinés à l’exportation vers l’Europe. « Toutes les facettes ne sont pas encore définies, le projet peut s’étendre à d’autres franges de la population et à d’autres secteurs économiques. Par exemple les plus diplômés pourraient être insérés dans le secteur des télécommunications », souligne Mohamed Elimane. Le programme doit être entièrement défini pour la fin novembre et est censé démarrer dès janvier prochain.

Doudou Fall, secrétaire exécutif de l’organisation professionnelle du Syndicat des Exportateurs des Produits Agricoles (SEPAS), ne voit toutefois pas les choses d’un bon oeil. « L’agriculture sénégalaise a besoin de bras, certes, mais tout le monde ne peut pas s’improviser agriculteur spontanément », dit-il. Selon M. Fall « le Président Wade, cherche une solution politique suite aux images atroces diffusées sur les chaînes internationales ». Il ajoute que les candidats à l’émigration sont motivés d’avantage par une image excessivement idéalisée de l’Europe, plus que par des raisons uniquement économiques. Selon Doudou Fall, le programme REVA n’est pas sûr de marcher, car « le manque de formation et de professionnalisme s’oppose aux contraintes européennes en matière de contrôle sécuritaire et sanitaire des importations. De plus les produits ACP ( Afrique, Caraïbe, Pacifique), sont fortement concurrencés par les exportations mexicaines et kenyanes en particulier », explique-t-il.

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08 novembre 2005

meilleur footballeur africain

Meilleur footballeur africain 2005
Adebayor, Chamakh, Drogba, Essien et Eto’o nominés

mardi 8 novembre 2005
Le Camerounais Samuel Eto’o, l’Ivoirien Didier Drogba, le Ghanéen Michael Essien, le Marocain Marouane Chamakh et le Togolais Emmanuel Adebayor sont les cinq nominés pour le titre de meilleur joueur africain 2005. C’est le 9 janvier prochain que la Confédération Africaine de Football désignera le lauréat de la 14ème édition du prestigieux trophée.
Voir aussi
- Drogba, Eto’o, Essien, nominés pour le ballon d’or européen 2005
- Coupe d’Afrique des Nations 2006 : les résultats du tirage au sort
- Le match France-Costa Rica aura bien lieu
- CAN - Mondial 2006 : les qualifiés de la zone Afrique

Sport
- Jérémie Ouedraogo remporte le Faso 2005
- Neuvième étape du Faso : Bousse-Ouahigouya
- Huitième étape du Faso : Fada N’Gourma - Koupéla
- Les handballeuses camerounaises privées de Mondial ?

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Afrique Centrale
- Belgique : occupation d’une église par des sans-papiers
- Nouvelles du Front Sud
- Un journaliste et sa femme assassinés à Kinshasa
- Bujumbura : démantèlement du marché noir des devises

Cameroun
- France/Camair : toujours pas de levée des sanctions
- Dieudonné sort ses quatre vérités à Marc-Olivier Fogiel
- Des partisans de Dieudonné envahissent le plateau de Fogiel
- Le Cameroun n’ira pas à la Coupe du Monde 2006

Côte d’Ivoire
- L’opposition manifeste contre la prolongation du mandat de Gbagbo
- Une semaine en terre d’Eburnie
- L’UA justifie le maintien de Laurent Gbagbo
- L’honneur écorné de « Licorne »

Ghana
- 47% des Ghanéens diplômés vivent à l’étranger
- Intensifier la lutte contre le trafic des enfants
- John Kufuor à Paris
- Michaël Essien arrive à Chelsea

Maroc
- Mohammed VI pour un traitement global du dossier de l’immigration
- J’ai vu tuer Ben Barka
- Télévision et ramadan font bon ménage
- Zaïna, la cavalière de l’Atlas

Togo
- Ouverture des 37e assises de la presse francophone à Lomé
- Le Togo fête les Eperviers
- Les présidentielles au Togo ont fait entre 400 et 500 morts
- Amnesty International dénonce les exactions d’avril dernier au Togo

Par Mourad Ouasti

La Confédération Africaine de Football (CAF) vient de donner le nom des cinq nominés pour le titre de meilleur footballeur africain de l’année. Le Camerounais Samuel Eto’o, l’Ivoirien Didier Drogba, le Ghanéen Michael Essien, le Marocain Marouane Chamakh et le Togolais Emmanuel Adebayor sont les cinq joueurs en lice pour le sacre individuel continental. C’est à partir du vote de l’entraîneur de chaque équipe nationale africaine (53 fédérations nationales) que le jury fera son choix et désignera le lauréat de la 14ème édition.

Drogba, Eto’o et Essien ont tous trois été sélectionnés parmi les cinquante meilleurs joueurs évoluant en Europe pour se disputer le Ballon d’Or France Football. Mais seul le Ghanéen a brillé aussi bien en club qu’en sélection, les deux stars camerounaise et ivoirienne ayant connu des fortunes diverses.

Deux vieux adversaires

Déjà opposés l’un à l’autre en 2003 et 2004, Samuel Eto’o et Didier Drogba sont une nouvelle fois les grands favoris pour le sacre. Samuel Eto’o, détenteur du titre 2003 et 2004, a échoué en octobre dernier dans l’une des missions qui lui était confiée cette année : emmener le Cameroun en Allemagne. Il est toutefois l’un des meilleurs attaquants européens et a largement contribué à la victoire du FC Barcelone dans le championnat d’Espagne 2004/2005. Auteur de 24 buts en 37 matchs, ce n’est qu’à la dernière journée que l’Argentin Diego Forlan lui a ravi le titre de Pitchitchi, le meilleur buteur de la Liga (première division espagnole) inscrivant 25 buts avec un match de plus en championnat.

Avec une blessure au compteur et 10 buts inscrits en 26 rencontres de Premier League, la saison passée, le puissant Ivoirien Didier Drogba n’a pas autant pesé dans le sacre national de Chelsea (Angleterre). Il a néanmoins été décisif dans la qualification des Eléphants pour la Coupe du monde 2006, terminant à la deuxième place des meilleurs buteurs des éliminatoires avec 9 buts. Il a même rendu Eto’o transparent, lors du match décisif de qualification contre le Cameroun, le 4 septembre dernier, à Abidjan, inscrivant deux buts dont un magnifique coup franc.

Un concurrent sérieux et deux challengers

Entouré de quatre attaquants, Michael Essien, qui se retrouve cette année dans le même club que Didier Drogba, est le seul milieu de terrain sélectionné pour disputer le titre de meilleur joueur africain. Doté d’un physique hors pair, il est l’auteur d’une remarquable saison 2004/2005, avec l’Olympique Lyonnais (France), et a été élu meilleur joueur de ligue 1 par ses pairs. Troisième du championnat du monde des moins 17ans en 1999 et vice champion du monde des moins de 20 ans en 2001, avec une génération de footballeurs exceptionnelle, il a lui aussi largement contribué à la qualification des Black Star ghanéens à leur première Coupe du monde, en 2006, en Allemagne.

Tout comme Emmanuel Sheyi Adebayor (A.S Monaco), qui a qualifié le Togo pour le premier Mondial de son histoire en trouvant le chemin des filets à dix reprises et en terminant meilleur buteur des éliminatoires devant... Didier Drogba. La saison passée, il n’a néanmoins marqué que 9 buts en 34 rencontre de Ligue 1, dont un grand nombre comme remplaçant. Marouane Chamakh a fait à peine mieux avec Bordeaux (France), inscrivant 10 buts en 33 matchs de championnat en 2004/2005, et il n’est pas rare cette saison de le voir entrer en cours de rencontre pour remplacer Lilian Laslandes, de 13 ans son aîné. En sélection, il aurait pu être le Petit Prince du Royaume du Maroc si ce n’avait été la présence de la Tunisie sur sa route. En 2004, lorsque les Lions de l’Atlas ont été battus en finale de la Can, à Tunis, et en octobre dernier, lorsque devant leur public les Aigles de Carthage ont barré la route de leurs cousins vers le Mondial 2006.

Le 19 novembre, à Rabat (Maroc), la liste des cinq joueurs passera à trois, avant l’élection le 9 janvier 2006, à Abuja (Nigeria), du meilleur joueur africain. Dix jours plus tard, du 20 janvier au 10 février, tous risquent de se retrouver à la Can, en Egypte, pour confirmer ou infirmer ce classement sur le terrain.

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breves

Justice : Hissène Habré risque l’extradition vers la Belgique    Tchad    (13H37)

La justice sénégalaise doit se prononcer pour la seconde fois sur l’extradition de l’ex-dictateur tchadien Hissène Habré, après la délivrance d’un mandat d’arrêt, par le juge belge Daniel Fransen, pour « violations graves du droit humanitaire international ». Ses chances de ne pas être remis aux autorités belges apparaissent faibles, selon Alwihda.


Les entrepreneurs algériens invités à Paris par le Medef français    Algérie    (13H35)

Quatre-vingts chefs d’entreprises algériennes rencontreront le Medef, le patronat français, du 14 au 16 novembre à Paris, pour consolider la coopération bilatérale entre la France et l’Algérie, rapporte Le Quotidien d’Oran. La manifestation est placée sous le thème « Algérie : ouverture du marché, tonicité de la croissance et politique volontariste de grands projets ».


Royal Air Maroc se porte bien    Maroc    (13H34)

Le chiffre d’affaire de la Royal Air Maroc a atteint, lors de l’exercice octobre 2004-octobre 2005, 1,2 milliard de dollars, soit 15% de plus par rapport à la l’exercice précédent. La performance de la compagnie aérienne marocaine est principalement liée au trafic des passagers (4,5 millions, en hausse de 20%) vers ou en provenance d’Afrique, selon Le Soleil.

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Les castes

« Je ne peux pas me marier avec toi »
Le problème des castes en Afrique de l’Ouest

vendredi 4 novembre 2005
Nobles, griots, forgerons et esclaves, les castes africaines nourrissent, dans l’Ouest du continent, de séculaires incompatibilités maritales. Des réalités culturelles qui rendent souvent impossibles de belles histoires d’amour.
Voir aussi
- Ouganda : les musulmans contre un projet de loi menaçant la polygamie
- Un panier de crabe nommé polygamie
- Maroc : les cérémonies de mariage comme terrain de drague
- Une fois veuves, elles doivent épouser le frère du défunt

Découverte
- Gabon : Sonny Sax réinvente le jean grande taille
- Achebe pour la renaissance de la tradition orale africaine
- Madame Rosa Lee Parks, 1913-2005
- RapeX, premier préservatif anti-viol


Pan Afrique
- Violences urbaines en France
- Les médias face à l’Internet
- L’âge d’or des sciences arabes
- Création du Forum économique permanent Europe-Afrique

Par Mourad Ouasti

Difficile pour les Keita, Coulibaly, Sakho, Ba, Sy ou encore Ly - familles nobles - d’épouser des Sissokho, Kouyate, Diabaté, Kamissoko ou Dognon - griots ou esclaves - ou encore des Fane, Ballo, Bagayogo, Kane ou Koumare - forgerons - en Afrique de l’Ouest où le problème des castes reste toujours d’actualité. Les mariages entre forgerons et griots ne sont pas formellement interdits par la tradition, mais peuvent connaître des oppositions de la part de certains forgerons s’estimant socialement supérieurs. Des pratiques en voie de disparition en milieu urbain, mais qui persistent en milieu rural et parmi la diaspora.

« Les esclaves et les castes ne relèvent pas de la même catégorie, explique Gilles Holder, chercheur à l’Institut des études africaines d’Aix-en Provence (France). Esclave est un statut juridique défini par la propriété, tandis que les castes, ou plus exactement les artisans spécialisés endogames, relèvent d’une catégorie sociale. Les esclaves sont les descendants des prisonniers de guerre et portent le nom de leur maître. »

Les castes n’entravent pas les choix professionnels

« L’ancêtre des nobles et celui des griots étaient frères. Au cours d’un voyage particulièrement éprouvant, après être revenu bredouille de la chasse, l’aîné se serait coupé une partie de la cuisse pour nourrir son jeune frère, malade et épuisé. Reconnaissant, celui-ci lui aurait juré fidélité éternelle et lancé des malédictions aux descendants qui transgresseraient ce pacte », indique Younoussa Touré, socio-anthropologue à l’Institut des sciences humaines de Bamako (Mali). « C’est dans le but de préserver ce pacte de fidélité que le mariage est interdit entre les descendants des deux frères », poursuit-il.

Pour Mr Touré, les castes que l’on peut trouver en Afrique de l’Ouest ne sont en rien comparables aux castes indiennes, plus connues du grand public. « Les castes ouest-africaines sont le fait de différenciations basées sur la spécialisation de la profession. Les basses castes peuvent toutefois accéder aujourd’hui à n’importe quelle profession. Par exemple, même s’ils doivent accomplir des tâches pour les nobles, principalement lors de mariage, les griots ne sont pas exclus tels des parias. Beaucoup occupent des postes importants dans la politique ou l’armée. » La Constitution du Mali consacre ainsi l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

« Dans les villes, ces pratiques se sont estompées, à quelques exceptions près. Cependant, en milieu rural, les traditions sont bien ancrées et persistent », explique Younoussa Touré. Et il semblerait que chacun accepte naturellement le statut qui lui est conféré. Aminata Sakho, noble de part son nom, nous raconte son expérience dans son village au Sénégal pendant ses vacances, alors qu’elle n’avait pas une connaissance exhaustive des coutumes : « Je me suis assise sur une chaise et j’ai proposé à un voisin en face de moi de venir s’asseoir à côté de moi. On m’a immédiatement rétorqué qu’il ne pouvait pas s’asseoir au même niveau que moi et qu’il devait me servir. Mon incompréhension a été totale, je n’ai pas supporté et je suis partie ».

Des traditions toujours ancrées dans la diaspora

Aussi étonnant que cela puisse paraître, ces mêmes pratiques sont appliquées par les populations africaines immigrées et de façon très rigoureuse. Il est rare d’en entendre parler lorsque l’on n’appartient pas à cette communauté, d’autant que le sujet demeure un tabou entre les familles africaines. Tous deux d’origine sénégalaise, Hamidou Sissokho et Hawa Coulibaly, contraints d’abandonner leur projet conjugal commun, ont bien connu cette situation en France.

Hamidou ne reconnaît pas ce système social qu’il trouve insensé : « Il paraît que je suis esclave », dit-il d’un air ironique. « Je voulais me marier avec Hawa, qui est soit-disant ‘noble’. C’est alors que les problèmes ont commencé. On m’a dit que ce ne serait pas possible, parce que nous sommes de statuts différents et qu’elle risquerait de perdre sa prétendue ‘noblesse’ ». Comme beaucoup, les parents d’Hamidou n’avaient pas jugé utile de transmettre cette fraction de la culture du pays. « Je n’étais pas au courant, je ne savais pas qu’il y avait une stratification sociale dans ma culture. Je l’ai appris à mes dépens. Mes parents ne m’ont jamais parlé de ça, ils m’ont dit par la suite qu’ils considéraient ces traditions comme archaïques », raconte-t-il. Un sentiment que ne partageait pas la famille de sa bien-aimée.

« Je suis musulman, et je pensais que c’était le plus important », poursuit-il d’un air dépité. « Par la suite, il y a eu beaucoup de problèmes entre les familles, qui se connaissaient déjà, et des éléments extérieurs qui aiment se mêler de ce qui ne les regarde pas. J’ai préféré m’arrêter là et passer à autre chose. Mais je me demande toujours comment une personne qui a travaillé dans les chantiers avec mon père, qui a vécu en tant qu’immigré de la même manière que lui et qui a subi, lui aussi, la discrimination raciale en France, peut se trouver une quelconque noblesse. » Hamidou nous confiera qu’il n’est pas le seul à avoir souffert du problème des castes. « Une femme s’est même suicidée au Sénégal car elle ne pouvait pas se marier avec l’homme qu’elle aimait », explique-t-il. Il a aussi entendu parler de querelles entre familles pouvant aller jusqu’au meurtre. « J’espère que mes enfants n’entendront jamais parler de ces bêtises », dit-il avec émoi.

Choisir entre sa famille et son ami(e)

Hawa, qui a failli devenir son épouse trouve, elle aussi, ces coutumes difficiles, mais elle a préféré respecter la tradition. « Choisir entre un homme et ma famille... La famille est quand même sacrée », explique-t-elle. Contrairement à Hamidou, Hawa a été informée dès son plus jeune âge du titre dont elle bénéficiait. « Je mettrais quand même mes enfants au courant des traditions, mais ils resteront maîtres de leur choix », affirme-t-elle. Le jour où Hawa annonce qu’elle désire se marier avec Hamidou, on lui demande d’y renoncer, au risque de subir une immense humiliation. « Tu seras déchue de ton titre, tu seras destinée à servir les nobles lors de cérémonies et tu devras participer aux préparatifs. As-tu pensé à cela ? », lui disent alors ses parents. Aujourd’hui, Hawa s’est mariée avec un noble. Hamidou, quant à lui, s’est lui aussi marié avec une noble. Les parents de celle-ci ne veulent plus la revoir...

Ibrahima Ba, noble sénégalais, nous révèle que les peuhles sont très à cheval sur ces us et coutumes. « Les peuhls sont connus pour être des gens qui tiennent au respect des règles et qui y tiennent avec une très grande rigueur », dit-il fermement. Il nous apprend que les nobles ne peuvent se marier qu’avec des nobles pour la raison suivante : « Les nobles sont connus pour avoir une bonne éducation. Il est arrivé dans des villages que des nobles pris en fautes par rapports aux valeurs qu’ils sont sensés incarner aient dû se sauver. D’autres ont été gravement punis ou même bannis ». Fier d’être noble ? Oui et non. Car si Monsieur Ba confesse qu’il ne se sent pas plus noble qu’un autre, en s’appuyant sur le fait qu’il a travaillé comme tout le monde à la chaîne dans les usines Renault, il aimerait toutefois que sa fille se marie avec un noble. Un discours paradoxal qui exprime à lui seul le dilemme entre tradition et modernité.

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04 novembre 2005

breves

Vives tensions au Sahara occidental    Maroc    (12H53)

Le Sahara occidental est l’objet depuis une dizaine jours de vives tensions jamais observées ces trente dernières années, explique Ramadane Ould Messaoud, président de l’Association sahraouie des droits de l’Homme. L’agitation a lieu à l’approche du 30ème anniversaire de la Marche verte, marquant le début de l’annexion par le Maroc de ce territoire administré par l’Espagne, rapporte Icilomé.


RD Congo : l’Onu sanctionne les chefs des milices génocidaires    R.D.C.    (12H50)

L’Onu sanctionne les chefs des milices : ces militaires et hommes d’affaires opérant en République démocratique du Congo sont privés de leurs avoirs, ainsi que de la possibilité de voyager, indique Alwahida info. Ces mesures s’appliquent également à des rebelles hutus rwandais.


Ethiopie : 7 prisonniers tués et 26 blessés dans une prison       (12H42)

Sept prisonniers ont été tués et 26 blessés lors d’une tentative d’évasion de la prison de Kaliti, à l’Est d’Addis Abeba. Le lien entre cette tentative d’évasion et les heurts qui secouent la capitale éthiopienne ces derniers jours n’est pas établi, rapporte l’Agence mauritanienne.

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03 novembre 2005

jeune chambre internationale

La Jeune Chambre Internationale combat l’hydrocéphalie en Afrique
Une journée d’action ce week-end à Paris

vendredi 14 octobre 2005
La Jeune Chambre Internationale/Afrique à Paris (JCI/AP) et le collectif « Couleurs d’Afrique » organisent, le 15 octobre, un événement contre l’hydrocéphalie au Sénégal. Les deux icônes de la mode Imane Ayissi, et Esther Kamatari parraineront ce festival. Samson Koukpaki, président de la JCI/AP, nous présente l’esprit de ce gala de bienfaisance.
Voir aussi
- SOS objets perdus
- Enfants soldats : recoller les morceaux d’une jeunesse brisée
- SOS Sahel « On line »
- « Africa 2005 est une réponse au Nepad »

Société
- Election présidentielle contestée à Zanzibar
- Gbagbo Président par la grâce de la Constitution
- Emeutes de Clichy-sous-bois les jeunes accusent la police
- L’opposition manifeste contre la prolongation du mandat de Gbagbo

Point Afrique

Afrique de l’Ouest
- Etape 7 Tenkodogo - Fada N’Gourma
- Etape 6 : Schnell encore trop vite
- Tour du Faso 2005
- Drogba, Eto’o, Essien, nominés pour le ballon d’or européen 2005

Sénégal
- Sœur Yolanda Sanchez : au service de la femme en détresse
- L’ONU invitée à prendre en main la crise ivoirienne
- Sénégal : les premiers immigrants clandestins rapatriés du Maroc
- Cameroun-Sénégal : football et ramadan font bon ménage

Par Morad Ouasti

Samedi 15 octobre, la Jeune Chambre Internationale/Afrique à Paris (JCI/AP) se mobilise contre l’hydrocéphalie au Sénégal. Pour ce faire, elle organise une rencontre festive le 15 octobre parrainées par le mannequin et styliste Imane Ayissi, et la première égérie africaine, Esther Kamatari. L’ambassadeur du Sénégal à Paris, M. Doudou Salla Diop, sera également présent. La manifestation se tiendra à l’Espace Agora à Alfortville, en région parisienne, et sera partagée en quatre pans. Tout d’abord, la présentation d’une exposition d’œuvres d’artistes français et africains dont Ernest Düku et Issa Nyaphaga. Les deux peintres ont décidé d’offrir généreusement un de leur tableau pour qu’il soit mis aux enchères.

Ensuite, un débat prendra effet autour de la question : « En tant qu’artiste africain peut-on vivre de ses œuvres ? » Après cela, une vente aux enchères aura lieu, dont les fonds seront directement reversés à la lutte contre l’hydrocéphalie. A la suite d’un dîner de gala, en début de soirée, Imane Ayissi sera le président du jury du concours de mode. Six stylistes présenteront leur collection et quatre d’entre eux concourront pour remporter un billet d’avion dont la destination sera révélée au dernier moment. La journée se terminera par une soirée dansante de minuit à l’aube, intitulée « Nuit blanche pour Nuit black ».

L’hydrocéphalie touche les enfants

« Tout a commencé avec Serge Dossou, ex-président de la JCI/AP. Il s’est rendu en 2004 dans un centre de lutte contre hydrocéphalie et a immédiatement pensé que la JCI se devait d’agir. Dès que je lui est succédé, j’ai décidé que cela ferait parti du plan d’action 2005 et qu’il faudrait étendre l’action à toute l’Afrique sur le long terme », nous dit Samson Koukpaki L’ambassadeur du Sénégal, enthousiasmé par cet événement, sera d’ailleurs présent. Quant à Imane Ayissi et Esther Kamatari, ils ont été très touchés par les enfants atteints du fléau.

L’hydrocéphalie est une maladie frappant les enfants en Afrique, faisant 600 000 morts par an. C’est une accumulation anormale du liquide céphalo-rachidien sous la boîte crânienne. Les symptômes de cette maladie sont des enfants souffrant dans leur cerveau, pouvant devenir aveugles, perturbés dans leurs fonctions motrices et très souvent ne pouvant plus tenir leur tête. Trois causes peuvent engendrer la maladie : les mariages consanguins, les méningites et le déficit en acide folique chez la femme en période péri-conceptionnelle. La Jeune Chambre Internationale est une organisation qui a vu le jour en 1944 aux Etats-Unis. Elle a pour vocation d’aider les jeunes à développer leur leadership. Aujourd’hui, elle est présente dans 123 pays et représente un réseau regroupant 200 000 personnes. De nombreux chefs d’Etat et hommes politiques influents sont passés par La Jeune Chambre Internationale.

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Ramadan, jeûner ou fêter?

Mois du ramadan : faut-il le jeûner ou le fêter ?
Ambivalence de l’esprit du mois de ramadan
Dossier Joyeux ramadan

mercredi 2 novembre 2005
Le jeûne du mois de ramadan, pilier de l’islam, est originellement une retraite spirituelle dans le but de se rapprocher de Dieu. Le musulman est censé se priver de vivre dans l’excès durant un mois. Paradoxalement ce mois est aussi le moment de nombreuses festivités, l’esprit du ramadan est-il le même pour tous ?
Voir aussi
- Télévision et ramadan font bon ménage
- Le Ramadan vu du Maroc
- Le musulman cathodique, cet indésirable
- Pas de tribunaux islamiques dans l’Ontario

Economie
- France/Camair : toujours pas de levée des sanctions
- « Carrefour de la diversité » : la rencontre des employeurs et des jeunes diplômés
- Afrique : les hôtels Méridien font peau neuve
- Le Cap-Vert reçoit une aide de 7,5 millions dollars


Pan Afrique
- Drogba, Eto’o, Essien, nominés pour le ballon d’or européen 2005
- Emeutes de Clichy-sous-bois les jeunes accusent la police
- Nouvelles du Front Sud
- Achebe pour la renaissance de la tradition orale africaine

Par Morad Ouasti

Que brûlent les péchés ! Le mot ramadan étymologiquement signifie « brûler », parce que ce mois est l’occasion pour les musulmans de se faire pardonner leurs péchés commis. Pilier de l’islam, les musulmans se privent de manger, boire et d’activités sexuelles du lever au coucher du soleil. C’est une période de recueillement, de compassion envers les personnes les plus pauvres. L’asthénie et la faim éprouvées durant la journée sont compensées par la nutrition de l’âme faite par le truchement d’actes d’adoration (prières et invocations). Les excès sont donc à mettre de côté. Paradoxalement le ramadan est l’occasion pour beaucoup d’une prise de poids notoire, d’une augmentation des heures de sommeil et de la multiplication de festivités nocturnes.

Pour certains l’esprit du ramadan est présent dans l’introspection et le recueillement. Heureux sont les jeûneurs à l’annonce du début de la période de miséricorde. Ils peuvent maintenant purifier leurs corps mais surtout leurs âmes heurtées par les futilités de ce bas monde. Solidarité avec les plus démunis, prières nocturnes en groupe, discours religieux sur la visée de la sainte période. Pas d’écarts durant un mois, restriction de la consommation et de tous les délices, conformément à l’esprit du ramadan, parfois même de la part des moins pratiquants. C’est un mois où les « hassanates » (récompenses) sont gracieusement multipliées, les gens concourent dans l’accomplissement de bonnes œuvres le plus souvent en portant assistance aux nécessiteux. A l’heure où certains prient la nuit d’autres se retrouvent ailleurs le soir comme pour relâcher une certaine pression.

On ne jeûne plus le ramadan on le fête

Aujourd’hui, surtout dans les médias, on ne jeûne plus le mois du ramadan mais on le « fête ». Il y a là un glissement de la dimension spirituelle du ramadan à une dimension plus festive, plus médiatique. Avant le début de la période obligatoire de jeûne, les familles font leurs courses dans les différents marchés à la recherche des ingrédients utiles à la préparation des plats du pays, bien gras en général. Certaines familles comme au Maroc, par exemple, ont même recours au crédit à la consommation auprès de leur banque. Dans les pays musulmans les emplois du temps sont aménagés en fonction de l’évènement. Des programmes animant les « Nuits du ramadan » sont établis aussi bien en France qu’au Maghreb. C’est l’instant des sitcoms, pièces de théâtre, des émissions télés humoristiques et culinaires. Le ramadan est parfois observé à contre cœur, juste pour faire comme tout le monde, comme en témoigne certaines expressions répétées durant la journée, « On tue le temps », « On passe le temps », « A quelle heure est-ce qu’on mange ce soir ? ». Il est aussi suivi par habitude, par tradition. Le soir on sort, on « décompresse ». Réunion autour d’un narguilé dans les cafés-chichas qui parfois ferment exceptionnellement beaucoup plus tard qu’à la normale. Les restaurants « hallal » accroissent leur chiffre d’affaires en raison de la grande affluence de clients venus rompre leur jeûne. Au Maghreb, une partie des jeunes profitent de l’occasion pour sortir s’amuser toute la nuit.

Il est possible de mettre en exergue un glissement opéré entre l’esprit originel du ramadan et la manière dont il est vécu aujourd’hui par un grand nombre de musulmans. Il y a plusieurs façons de répondre au jeûne obligatoire, soit en recherchant le gain spirituel, soit en se limitant à l’abstinence des repas et rapports sexuelles en pleine journée. Finalement chacun le vit à sa façon, pourvue que le mois sacré ne soit pas transgressé. Une dichotomie est toutefois à distinguer, celle entre religion musulmane et culture musulmane. L’appréhension du ramadan dans son aspect spirituelle s’oppose sous un certain angle à l’approche uniquement culturelle. Ceci le ramadan est fini depuis ce mercredi soir, alors bonne "Aïd mabrouk" à tous...

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ballon d'or

Drogba, Eto’o, Essien, nominés pour le ballon d’or européen 2005
Trois Africains dans le top 50

lundi 31 octobre 2005
L’Ivoirien Didier Drogba, le Camerounais Samuel Eto’o et le Ghanéen Michael Essien sont les trois joueurs africains nominés pour le Ballon d’or européen 2005. C’est le 28 novembre prochain que le magazine France football désignera le lauréat de la 50ème édition du prestigieux trophée. L’un des trois représentants du continent offrira-t-il un second sacre à l’Afrique après celui du grand George Weah en 1995 ?
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Sport
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- Tour du Faso 2005
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Pan Afrique
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Cameroun
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Côte d’Ivoire
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Ghana
- 47% des Ghanéens diplômés vivent à l’étranger
- Intensifier la lutte contre le trafic des enfants
- John Kufuor à Paris
- Michaël Essien arrive à Chelsea

Par Morad Ouasti

Trois Africains en lice pour le Ballon d’or européen 2005. Ils sont 50 prétendants à la plus haute distinction footballistique individuelle mondiale. Parmi eux les 3 étoiles du football continental : l’Ivoirien Didier Drogba, le Camerounais Samuel Eto’o et le Ghanéen Michael Essien. Ils tenteront de succéder à Andreï Chevtchenko : Ballon d’or 2004. Jusqu’ici le seul Africain lauréat reste George Weah, consacré en 1995. C’est à partir de la liste de 50 sélectionnés, fruit d’un vote réalisé au sein de la rédaction de France football, que le jury européen du magazine (une voix pour chacun des 52 pays membres de l’UEFA) fera son choix final et désignera le 50e lauréat, de la 50e édition, le 28 novembre prochain.

Samuel Eto’o, l’un des 16 attaquants de la liste, est peut-être le joueur ayant le plus de cartes en main parmi nos trois stars. Ballon d’or africain 2003 et 2004, il est toutefois confronté à son coéquipier du FC Barcelone (Espagne), le Brésilien Ronaldinho, meilleur joueur Fifa 2005. Didier Drogba, qui a qualifié l’équipe de Côte d’Ivoire pour le Mondial 2006, est champion d’Angleterre 2005 et vainqueur de la Coupe de la Ligue anglaise avec Chelsea FC, la même année. Une blessure lors du dernier championnat l’a cependant fortement diminué et handicapé ses performances. Il entre en compétition avec 6 de ses coéquipiers, dont Michael Essien et la star anglaise Frank Lampard. Michael Essien, champion de France 2005 avec Lyon, meilleur joueur de ligue 1 la même saison et plus gros transfert africain de l’histoire fait partit des 23 milieux de terrain sélectionnés. Mais Essien, non titulaire en Angleterre, n’a pas encore pris ses marques au sein de son nouveau club, et on attend toujours qu’il puisse exprimer tout son potentiel outre Manche.

1995 : l’année Weah

Le seul joueur africain récompensé pour ses performances, il y a déjà 10 ans, demeure le Libérien Georges Weah, il évoluait alors sous le maillot du Milan AC (Italie). Mister George sera la même année, Ballon d’or africain, Meilleur buteur de la Ligue des Champions (Paris Saint-Germain), Vainqueur de la coupe de France, Vainqueur de la coupe de la ligue (France). Rappelons que depuis 1995, le Ballon d’Or France Football récompense le meilleur joueur évoluant dans un championnat européen sans distinction de nationalité. Quatre critères principaux entrent en considération : l’ensemble des performances individuelles et collectives (palmarès) pendant l’année considérée, le talent et le fair-play du joueur, sa carrière et sa personnalité.

Si les trois icônes du football africain ont de sérieux atouts, ils font cependant office de challengers à côté des grands favoris 2005. « Le favori cette année est Ronaldinho », estime le triple Ballon d’or Michel Platini (1983, 1984, 1985). De son côté Andreï Chevtchenko, lauréat 2004, avoue que si Milan avait remporté la Ligue des champions, Paolo Maldini, serait sans l’ombre d’un doute le favori. Les autres gros clients sont Lampard (Chelsea), Gerard (Liverpool) et Thierry Henry (Arsenal). La compétition est très ouverte, alors attendons l’épilogue le 28 novembre prochain.

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le port d'abidjan prend l'eau

Le Port d’Abidjan prend l’eau
La crise au Port autonome d’Abidjan s’aggrave

mardi 18 octobre 2005
L’instabilité grandissante de la Côte-d’Ivoire, pays en crise depuis septembre 2002, frappe de plus en plus le secteur maritime. Le Port autonome d’Abidjan fait état d’une importante baisse de 14,5% de son trafic entre 2004 et 2005. Les reculs de 4,8% en 2002, de 5,5 % en 2003 et de 5% en 2004 n’étaient que les prémices d’une tendance qui s’affirme.
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Economie
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