03 novembre 2005
Clavel Kayitaré
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Par Morad Ouasti « C’est mon histoire, ces gens souffrent et j’ai souffert » Tels sont les paroles de Clavel Kayitare, lorsqu’il évoque avec plein de compassion, les images atroces des immigrants clandestins, refoulés du Maroc ces derniers jours. Clavel, né au Rwanda, à Kayonza, a aujourd’hui 20 ans. Médaillé d’argent aux jeux paralympiques d’Athènes en septembre 2004, le coureur se sert de son passé pour garder la tête sur les épaules et continuer d’avancer. « La vie est faite de bonnes et de mauvaises choses, je garde les bonnes et je ne m’attarde pas sur les mauvaises », dit-il avec beaucoup d’assurance. C’est en 1994, lors du génocide rwandais, que Clavel, 8 ans, perd tous les membres de sa famille, à l’exception d’un frère qu’il n’a jamais connu. La gorge serrée, presque les larmes aux yeux, il confie : « J’aimerais me rendre au Rwanda pour aller le voir et me ressourcer en Afrique, mais je ne peux pas pour des raisons financières. De plus, quand je m’y rendrai, j’aurai besoin d’emmener une personne proche de moi, ça double les frais ». Recueilli par Médecins du Monde, dans un état critique, Clavel a été victime des affrontements terribles du Rwanda. Il relate froidement : « nous étions réfugiés dans une église, une explosion provoquée par une grenade a fait des blessés parmi nous, j’ai été touché ». Les cartilages de son genou seront détruits, ce dernier sera plié à 40°, la rotule quant à elle sera entièrement bloquée. Il subit différentes interventions médicales, visant à lui rallonger sa jambe. Une vingtaine d’opérations sur 4 ans, chaise roulante et béquilles l’assisteront pendant un temps. Aujourd’hui, il porte un fixateur qui lui rallonge sa jambe de 21 centimètres. Avec beaucoup de maturité il dit : « je ne me considère pas du tout comme une personne handicapée, je suis libre de mes mouvements, je suis entre le handicap et la validité ». Autant français que rwandais Après son opération, alors qu’il ne sait pas encore qu’il a perdu sa famille, Clavel Kayitaré, sur l’avis des médecins, décide de rester en France pour toujours. Les moyens en Afrique, étant très circonscrits, ne peuvent lui offrir l’assistance médicale qui lui est nécessaire, kinésithérapie, rééducation, etc... « J’ai tout de suite pris la décision de rester ici, c’est une chance de vivre en France. Mais beaucoup de gens ici ne l’ont pas compris et passent leur temps à se plaindre concernant des futilités, vivre en France, est un privilège qui n’est pas accordé à tout le monde », dit-il d’un air dépité. Du Rwanda, il lui reste des images, des souvenirs, des émotions et un frère qu’il n’a pas encore vu. En France, Clavel s’est trouvé une famille d’accueil qui est aujourd’hui sa « famille », dit-il. Même si au début, la communication se faisait par le truchement de signes et de desseins, car Clavel ne parlait que le kiniarwandais, aujourd’hui il se sent complètement intégré et autant français que rwandais. « Mon identité culturelle est fondée sur le pays où je suis né, le Rwanda, et celui où je suis heureux de vivre et qui m’a aidé à m’en sortir, la France », affirme-t-il fièrement en souriant. Depuis son plus jeune âge, Clavel a toujours été un passionné de sport. Il joue d’abord au foot, il finira même meilleur buteur de la coupe de France du championnat handisport, en 2000. Il aimerait continuer le sport à l’école. Mais dans un établissement normal, les professeurs de sport ne pourraient pas s’occuper de lui convenablement. C’est alors que, loin de s’imaginer un jour courir sur les plus grands stades du monde, on lui parle du Lycée Toulouse-Lautrec de Vaucresson. Il y a, dit-on, des élèves valides et handicapés. Une aubaine pour lui. La structure de l’établissement est en adéquation avec ses besoins. Ascenssion sportive fulgurante Son arrivée au lycée de Toulouse-Lautrec de Vaucresson (92), marquera le point de départ de sa course à la conquête des podiums. « Dans ce lycée, il n’y a pas de différence entre les élèves, tout le monde fait du sport ensemble, handicapés et valides », explique-t-il. Une rencontre va alors bouleverser son destin. L’enseignant Jean-Louis Meegens. Il repère rapidement les prédispositions du futur champion à la course. Il le suivra sportivement et s’attachera à lui. En 2000, le futur champion est invité en tant que spectateur, aux jeux paralympiques. Dès qu’il voit que des handi-athlètes concourent, grâce à des prothèses et du matériel adapté, Clavel s’enthousiasme, et veut essayer lui aussi. « Au début c’était juste un loisir, je n’ai jamais pensé monter sur un podium ou participer à des internationaux au niveau professionnel ». La première compétition à laquelle participe Clavel est le championnat de France espoir en salle, en 2001, sur 60m. « Tous les autres étaient équipés de chaussures avec des pointes, j’étais le seul en jogging-basket », dit-il en riant. A la surprise de tous, y compris de lui même, il remporte la course et finit en tête du podium. Tout s’enchaînera très naturellement par la suite. En 2002, il est sélectionné en équipe de France, pour les championnats du monde, cette fois-ci avec l’équipement ad hoc. Il finira à la 4e place sur 200m et à la seconde place sur 100m. On a l’impression qu’il vient juste de remporter sa course, quand il avoue, les yeux grands ouverts avec un sourire jusqu’aux oreilles. « Je n’y croyais pas : finir derrière le champion olympique et champion du monde ! », un Canadien qui sera contrôlé, en 2004, positif au contrôle anti-dopage. Puis il devient champion d’Europe en 2003, vice champion olympique en 2004 sur 100m et 200m. Clavel accumule les victoires, améliore les performances, il va plus vite, plus loin, plus haut. Cette année en Finlande il a de nouveaux brillé en remportant une médaille d’argent sur le 100m et 200m, ainsi qu’une médaille d’or au relais 4x100m. "C’est une manière de raconter mon histoire" Sa motivation et ses ambitions ne s’étiolent point. « Pour moi, ces palmes sont une reconnaissance de mon travail, aujourd’hui plus qu’avant j’ai envie de continuer la compétition, je suis surtout intéressé par les internationaux », nous confie-t-il. Sa motivation et son engouement pour le sport et la compétition sont nourrit par son soucis de transmettre son message. Celui de la paix, celui de la volonté. « C’est une manière de raconter mon histoire à ma façon. Je pense que l’on peut arriver à tout, si on s’en donne les moyens », soutient-il avec certitude. Parallèlement à ses activités sportives, Clavel est sollicité par nombre d’associations et d’établissements scolaires, pour partager ses expériences vécues avec les jeunes générations. Ses interventions régulières lui permettent à chaque fois de transmettre son message d’espoir. Il est, pour beaucoup, un exemple de volonté et de réussite, les gens l’écoutent. Aujourd’hui il avoue qu’il lui est difficile, par moment, de concilier le sport (8h par semaine), les interventions, les filles qu’ils passent son temps à draguer, « elles me prennent du temps », dit-il non sans outrecuidance et ses études de photographie au lycée Jules Marey de Boulogne(92). Son rêve est de devenir caméraman reporter. Il aimerait plus tard parcourir l’Afrique, pour montrer la réalité du continent. « Souvent, on nous montre des images d’Africains en armes, des images de guerre, véhiculant l’image d’un continent violent. Moi j’aimerais tout simplement montrer le quotidien difficile de la classe populaire africaine, je pense qu’ainsi les gens comprendront pourquoi les Africains décident de quitter leurs pays d’origine, pour l’Europe ». | ||||||
carrefour de la diversité
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Par Morad Ouasti « A vos diplômes, prêts, partez ! » Le club Africagora organise ce vendredi la 3ème édition du « Carrefour de la diversité », au CNIT de la Défense à Paris. De nombreux représentants de directions de ressources humaines (DRH) et recruteurs viendront à la rencontre de jeunes diplômés, issues des minorités ethniques (noirs, arabo-berbères, asiatiques...) et des classes sociales les plus défavorisées (toutes ethnies confondues). Le but étant de promouvoir les talents et la diversité culturelle. « Nous attendons 250 participants », confie Dogad Dogoui, président d’Africagora. Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions et Azouz Begag, ministre délégué à la Promotion de l’égalité des chances, seront les invités d’honneur de cet événement. « Les deux premières éditions ont été un succès. De nombreux jeunes diplômés ont obtenu un deuxième entretien avec les entreprises associées et certains d’entre eux ont décroché un emploi. Peugeot PSA est notre partenaire le plus engagé », affirme Dogad Dogoui. Chaque diplômé, sélectionné au sein de l’annuaire des talents et compétences sur le site Internet du club, bénéficiera d’un entretien de 30 à 60mn avec un recruteur. Toutes les formations sont les bienvenues (Informatique, finance, commercial, etc...). Les participants non retenus par les entreprises pourront toutefois défendre sur place leur candidature auprès de celles-ci. Des entreprises, en particulier celles qui s’associent à Africagora pour la 1ère fois (Alcatel, France Telecom...), seront à la disposition de tous et facilement accessibles. Vous n’êtes pas inscrit au « Carrefour de la diversité » ? Il est toujours temps d’envoyer votre C.V, à Africagora pour figurer dans leur fichier de profils. La journée reste en accès libre et gratuit. Seule condition : s’inscrire en téléphonant au 01 53 04 22 85. De nombreuses grandes entreprises seront présentes Africagora jouira de la présence du patronat français avec le présence du Medef (Mouvement des Entreprises de France) Nord-Francilien mais aussi de l’ACFCI (Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie), du GARF (formation), d’Eau de Paris, de CS, Trace TV, SOS Racisme, AFIP, d’APC Recrutement, du partenariat de PSA Peugeot Citroën, d’Adia, du FASILD (Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations) de l’ANDCP (association nationale de 4 000 DRH et responsables du recrutement et des relations sociales), du Groupe France Télévisions et de Hobsons France. « Certaines entreprises ayant signés la Charte de la diversité [**] ont refusés notre invitation, elles pensent que la signature d’une charte suffit. D’autres viennent pour communiquer un certains nombre d’informations. Enfin des entreprises, telles que Peugeot, viennent avec des postes à pourvoir », explique Mr Dogoui. Le Club Africagora, présidé par Dogad Dogoui, est une association d’entrepreneurs et cadres engagés dans la promotion sociale et l’intégration économique et professionnelle des minorités ethniques, depuis 1999. « C’est l’énergie, la volonté et l’envie de faire changer les choses qui me poussent à agir (...) Il y a un constat de fait ( par rapport à la discrimination, ndlr), on peut soit se contenter d’en parler, soit décider d’agir. Moi j’ai préféré passer à l’action », explique le président d’Africagora. Depuis 2004, Africagora s’efforce d’identifié, de coacher et de parrainer les futurs cadres. « Sur les 3 ans à venir nous espérons prendre en charge, 2 000 jeunes diplômés », poursuit-il. La journée de vendredi débutera à 10h15 par une conférence plénière, autour du thème, « La charte, un an après ». Patrick de Carolis, s’exprimera à 11h30. Suivra une table ronde où les intervenants tenteront de répondre à la question : « Faut-il recenser les minorités ? (pour assurer la diversité au sein des entreprises) ». Azouz Begag, clôturera les débats en début d’après-midi. Le reste de la journée sera consacré à des ateliers thématiques pour les diplômés, les cadres, les dirigeants d’entreprises et d’institutions, ainsi qu’aux entretiens d’embauche et aux échanges entre DRH et diplômés.
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tv et ramadan
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Par Morad Ouasti Coup de canon [*] !!! C’est l’heure de la rupture du jeûne. La table traditionnellement garnit de mets et de pitances attend ses pourfendeurs à une heure inhabituelle en raison du mois de ramadan. Quel plaisir ! Manger la bonne chorba de maman en regardant une comédie marocaine ou un feuilleton égyptien. Les téléspectateurs sont friands de ces moments là, une fois dans l’année ils bénéficient d’une programmation spéciale. Ce mois béni est l’occasion pour les grilles des programmes TV de proposer de nouvelles émissions ou d’en ressortir des anciennes. Khalid Idrissi, responsable de la page programmes TV au quotidien marocain Le Matin, nous explique que les chaînes de télévision marocaines revoient une grille d’émissions spécialement pour le mois du ramadan. « Il n’y a pas de grands changements, seulement un peu plus de sitcoms, de « mousselssilates » (feuilletons) sur la vie sociétale marocaine en pleine journée (...) A l’heure de la rupture et dans la soirée, les comédies théâtrales et les émissions religieuses et culinaires sont très prisées », explique-t-il. Il ajoute que certaines scènes, voire des films entiers peuvent être censurés, pendant le mois sacré, car ils portent atteinte à la pudeur collective. A l’inverse de l’Algérie, il n’y a pas véritablement de grands classiques automatiquement rediffusés chaque année. La nature des programmes diffusés ont évolué, comparé à ceux d’il y a une dizaine d’années : « il y a beaucoup plus de sitcoms et de jeux télévisés aujourd’hui », confie Khalid Idrissi. En Algérie, c’est dans les vieilles marmites qu’on fait la meilleure soupe La chaîne algérienne, Canal Algérie, publie sur son site Internet, une « grille des programmes ramadhan 2005 ». Les émissions populaires de la chaîne pendant le mois de ramadan sont reconduites chaque année. Avec, un peu avant la rupture du jeûne, un grand classique : « khatam Souleiman » (La bague de Salomon, ndlr), un jeu où le présentateur part à la rencontre du peuple dans la rue pour offrir une surprise à la personne qui répondra correctement à la question du jour. Suit, depuis quelques années, « Bouraqa », une émission qui se rend chez les gens pour une charade quotidienne, avec à la clé un cadeau à l’hôte s’il trouve la solution. Après les divertissements et juste avant l’heure de la rupture, un programme plus spirituel prend place, « Hadith Dini » (récit religieux, ndlr), où un aspect différent de la religion islamique est abordé chaque jour. Les festivités peuvent alors commencer. Dans la soirée pour la 3e année consécutives les téléspectateurs peuvent suivent leur feuilleton humoristique, « NassMlah’City » (La ville des gens biens, ndlr). Chaque pays adapte ainsi ses programmes culturels en fonction de l’attente des consommateurs. On remarque toutefois une nette diminution des programmes religieux et des feuilletons égyptiens, consommés habituellement dans la majorité des pays arabes. Pour tous, le ramadan dépasse le simple cadre religieux pour s’inscrire de plus en plus comme un événement culturel. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
can 2006
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Par Morad Ouasti Les dés sont jetés. La Confédération Africaine de Football a procédé, jeudi soir au Caire, au tirage au sort de la 25ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Cette CAN 2006 reste très ouverte, avec des poules équilibrées. Difficile de pronostiquer un favori, car plusieurs équipes peuvent désormais prétendre au sacre continental, comme en témoigne la physionomie de la phase qualificative. Les prochains débats continentaux marquent sans doute une nouvelle ère dans le football africain. A l’image des éliminatoires qui offraient non seulement un ticket pour janvier 2006 en Egypte mais aussi 5 billets pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Ainsi, la Tunisie, le Togo, l’Angola, le Ghana, la Côte d’Ivoire se sont imposés comme les nouveaux représentants internationaux du foot africain. A noter qu’à part la Tunisie, 5 fois qualifiée, tous participeront à leur première Coupe du monde. Ecartant, de fait, les grands habitués du genre : Cameroun, l’Afrique du Sud et le Nigeria, qui regarderont le Mondial à la télévision. Pas vraiment de « groupe de la mort » Aucun groupe ne fait véritablement figure de « groupe de la mort ». Et les tirages promettent une compétition très relevée. Dans le groupe A, la Côte d’Ivoire de Didier Drogba, une des grandes équipes en forme du moment, affrontera 3 équipes nord-africaines : l’Egypte, 4 fois vainqueurs de la compétition, qui aura l’immense avantage de jouer à domicile, la Libye et le Maroc, finaliste de la CAN 2004. A noter que ces équipes se connaissent déjà très bien car elles étaient dans le même groupe lors des qualifications combinées. Le Groupe B (Cameroun, Angola, Togo, RD Congo) est aussi difficile que le précédent. Le Cameroun, de Samuel Eto’o, avec 4 coupes d’Afrique à son palmarès, est un des favoris historiques de la compétition. Mais, la concurrence sera rude. Car le Togo et l’Angola, tous deux mondialistes, auront à cœur de prouver qu’ils méritaient leurs places aux phases finales de Coupe du monde. La République Démocratique du Congo, qui a raté de peu sa qualification pour le Mondial, donnera, elle aussi, beaucoup de fil à retordre à chacun. Le groupe C (Tunisie, Zambie, Guinée, Afrique du Sud ) est, peut-être, celui qui présente le moins de suspens. La Tunisie, championne en titre ne devrait avoir comme principal adversaire que l’Afrique du Sud. Les deux pays devraient dominer les débats. Le groupe D (Nigeria, Zimbabwe, Ghana, Sénégal) verra s’opposer le Nigeria, troisième à la CAN 2004, le Sénégal, autre grande équipe du continent, le Ghana mondialiste de Michael Essien et le Zimbabwe. La concurrence sera, on l’imagine, très rude. Récapitulons : deux pays vainqueurs de 4 éditions de la Coupe d’Afrique des Nations (Cameroun et Egypte, pays organisateur), 4 nouveaux mondialistes (Togo, Ghana, Angola et Côte d’Ivoire). Un mondialiste et vainqueur de la dernière coupe d’Afrique, la Tunisie. Le Nigeria, troisième de la dernière CAN. Le finaliste de la CAN 2004, le Maroc. L’Afrique du Sud et le Sénégal, grandes équipes africaines, la compétition reste donc très ouverte. Il ne nous reste plus qu’à prendre rendez-vous en janvier prochain pour le plus grand événement sportif africain et que le meilleur gagne ! La composition des quatre groupes
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« Carrefours de la diversité », pour promouvoir les diplômés des minorités 



